Partager l'article ! Bac L, 1ère épreuve "Philosophie": « Ce qui rend l'erreur possible, c'est donc l'apparence suivant laquelle le simple subj ...
« Ce qui rend l'erreur possible, c'est donc
l'apparence suivant laquelle le simple subjectif est pris pour de l'objectif" Kant, Logique, page 75.
"L'erreur n'a rien d'étrange; c'est le premier état de toute connaissance" Alain, Minerve, 9.
"Toutes nos vérités, sans exceptions sont des erreurs redressées" Alain, Vigiles de l'esprit, page 34, 35.
"L'erreur est un des temps de la dialectique qu'il faut nécessairement traverser. Elle suscite des enquêtes plus précises, elle est l'élément moteur de
la connaissance". Bachelard, Essai sur la connaissance approchée, page 249.
"C'est par l'expérience de l'erreur que nous arrivons à l'idée positive de vérité. La vérité ne se manifeste que par son opposition à une erreur préalable." Jean Wahl, Traité de métaphysique,
page 481.
-La république, Platon (Grèce, -IVe siècle).
Le plus célèbre de tous les dialogues de Platon est aussi une des meilleures introductions à l'oeuvre de celui qui demeure sans doute le plus grand de tous les philosophes. Tous les grands thèmes platoniciens sont présents. La justice, la société idéale, l'éducation, le bien, la beauté sont successivement évoqués et discutés. Le personnage de Socrate est au centre du dialogue où il sert de porte parole pour les thèses de l'auteur. Il y a des passages inoubliables, car Platon est aussi un grand écrivain. Le mythe de la caverne et le mythe d'Er sont des épisodes fameux de cette œuvre. Le philosophe Whitehead a déjà écrit que l'on pouvait considérer toute la philosophie occidentale comme un ensemble de commentaires de Platon. Si sa formule est exagérée, la lecture de La République permet de comprendre ce que Whitehead voulait dire.
-De la nature, Lucrèce (Rome, -Ier siècle).
Lucrèce est avant tout poète, mais il a choisi d'exposer la philosophie de Démocrite et d'Epicure et d'expliquer rationnellement notre monde, dans son long poème matérialiste dédicacé à la déesse Vénus. Ce n'est peut-être pas la "naissance de la physique", comme le voudrait un Michel Serres, mais c'est certainement un des ancêtres du matérialisme scientifique qui demeure la philosophie dominante (quoique inavouée) de notre époque.
-Pensées, Marc Aurèle (Rome, IIe siècle).
L'empereur romain Marc-Aurèle écrivit un journal philosophique pour lui-même, où il consignait ses méditations quotidiennes. La postérité a conservé ce livre pour toute l'humanité. Marc-Aurèle n'était pas un philosophe professionnel, mais c'était un homme remarquable et ses propos sont empreints d'une grande noblesse. Homme de devoir, Marc-Aurèle tente de donner un sens à son existence dans une lutte quotidienne contre les futilités de l'existence. Le message de Marc-Aurèle trouve toujours des auditeurs près de deux millénaires après sa mort.
-La naissance de la tragédie, Friedrich Nietzsche (Allemagne, 1872).
Le premier livre de Nietzsche est aussi peut être son plus accessible. Une réflexion passionnée sur l'art et la culture, tels qu'ils se sont manifestés dans le théâtre grec et dans les drames lyriques de Wagner, mais c'est aussi un manifeste flamboyant en faveur d'une nouvelle culture européenne et mondiale. Cette culture planétaire n'aura pas lieu... sinon sous la forme caricaturale de l'américanisation universelle.
-Le déclin de l'Occident, Oswald Spengler (Allemagne,1917-1922).
Ce ténébreux poème en prose a fait de son auteur, un obscur professeur de mathématiques et de sciences dans un gymnasium de l'Allemagne wilhelminienne, un homme célèbre. C'est une des œuvres les plus marquantes... et les plus controversées de notre siècle. Il s'agit d'une œuvre impossible, totale, qui explique tout; rien de moins qu'une théorie générale des cultures humaines. Disciple de Goethe et de Nietzsche, Spengler réussit surtout une brillante comparaison entre le développement historique du monde classique et celui de la civilisation européenne. Malgré les erreurs et les approximations de l'auteur (qui sont nombreuses!), son livre demeure fascinant, et il porte à penser. Ce qui n'est déjà pas banal.
-Introduction à la métaphysique, Martin Heidegger (Allemagne, 1935).
Ce beau livre, à la fois simple et difficile, obscur et limpide, clair et ténébreux, est une introduction passionnante, non seulement à la philosophie, mais également à un des penseurs les plus importants de notre siècle. Tous les grands thèmes de la seconde manière de Heidegger sont présents, avec leurs ambiguïtés aussi. Car l'auteur se livre à une explication avec les temps présents. Malgré ses errements, dont ce livre permet de comprendre le sens, Heidegger demeure le penseur le plus radical et le plus fondamental du XXe siècle.
-L'enracinement, Simone Weil (France, 1950).
Rédigé par une jeune femme pendant la deuxième guerre mondiale, ce livre extraordinaire (et inachevé!) devait servir de base pour une reconstruction de la société française. Il constitue une réflexion aigue sur les conditions de la vie en société, sur la politique, sur la justice. Simone Weil est morte à trente-quatre ans. Son œuvre est entièrement posthume et elle n'a sans doute pas encore trouvé sa postérité véritable.
-La structure des révolutions scientifiques, Thomas Kuhn (Etats-Unis, 1962).
Ce court essai a connu un prodigieux succès depuis sa publication. En envisageant la science comme une formation culturelle parmi d'autres, il en relativise la portée et les méthodes. La simplicité de l'exposition n'est égalée que par la radicalité des thèses de l'auteur. La science se construirait par paradigmes, dont la succession historique et l'incommensurabilité cognitive expliqueraient la nature discontinue de l'histoire scientifique.
-L'homme unidimensionnel, Herbert Marcuse (Etats-Unis, 1964).
Voici une œuvre phare des années soixante qui est peut-être encore plus d'actualité à l'époque de la pensée unique de la "mondialisation" des marchés et des cultures. Décrié en son temps par le dogmatisme marxiste, Marcuse a vu presque tous ses pronostics se concrétiser. La théorie critique de Marcuse illustre la disparition progressive des forces de négation historique au sein d'une société qui a réussi à saisir l'adhésion volontaire et heureuse des dominés aux conditions de leur propre servitude.
-Les mots et les choses, Michel Foucault (France, 1966).
Génial et provocant, ce livre difficile demeure un de ceux qui récompensent le mieux les efforts de ses lecteurs. Ce n'est rien de moins qu'une "archéologie des sciences humaines" qui prétend débusquer les structures invisibles des savoirs, l'impensé qui présiderait à la formation des dispositifs de la connaissance. Mais Foucault est aussi un écrivain de talent, ce qui explique sûrement une grande partie de son audience auprès d'un vaste public. Encore une fois le parcours échevelé de l'auteur, coupable de certains raccourcis simplificateurs, ne doit pas masquer la radicalité de son questionnement. Ce n'est pas sans une certaine ivresse que l'on se perd dans les labyrinthes du "philosophe masqué".
-La société du spectacle, Guy Debord (France, 1967).
Par son négationnisme absolu (dans le sens hégélien du terme), Guy Debord est le plus féroce de tous les imprécateurs du vingtième siècle. Il y a quelque chose de presque gnostique dans ce refus intégral du monde constitué. Héritier de Marx et de Lukacs, et armé d'un style glacial et hautain digne de la Régence, il s'attaque à la domination du système des marchandises. Le capitalisme tardif se justifierait et s'exposerait sous la forme d'une accumulation de spectacles dont l'auteur décrit les falsifications systématiques de la réalité. Une oeuvre luciférienne.
-La barbarie, Michel Henry (France, 1987).
Une autre charge endiablée contre les bien-pensants. Henry s'en prend à la fatigue intellectuelle et morale de notre époque. Issu de la tradition phénoménologique, il reprend, pour les radicaliser, certaines des idées maîtresses du dernier Husserl. Le système technico-scientifique, emballé dans un projet d'une maîtrise et d'une objectivation totales du monde, en serait rendu à nier et détruire les fondements même de la subjectivité humaine.
Karl Popper est aussi un philosophe social et politique d’envergure. Il s’est ouvertement opposé à toutes les formes de scepticisme, de conventionnalisme, et de relativisme dans les domaines scientifiques et éthiques. Critique du totalitarisme, il a défendu ce qu’il appelait la « société ouverte » qu’il pensait non utopique mais prévenue contre l’historicisme, le collectivisme, et tous les aspects de l’idéologie totalitaire.
« Le désir est l’appétit de l’agréable. »
[ Aristote ] - Extrait du Traité de l’âme
« Est dû à l’habitude ce que l’on fait parce qu’on l’a fait souvent. »
[ Aristote ] - Extrait de la Rhétorique
« C'est par l'expérience que la science et l'art font leur progrès chez les hommes. »
[ Aristote ] - Extrait de la Métaphysique
« L'égoïsme n'est pas l'amour de soi, mais une passion désordonnée de soi. »
[ Aristote ] - Extrait de la Politique
« La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l'histoire. »
[ Aristote ] - Extrait de la Poétique
Marie