Partager l'article ! compta: Cette année, je fais un peu de comptabilité là où je travaille. Le comble, pour une littéraire comme moi (du moins, j'ai s ...
Cette année, je fais un peu de comptabilité là où je travaille.
Le comble, pour une littéraire comme moi (du moins, j'ai suivi tout le cursus littéraire du bac et des études supérieures, et ma licence elle-même est une licence de LETTRES classiques...), c'est d'être la plus matheuse d'un groupe. Un groupe de filles, certes, mais c'est quand même à se demander pourquoi j'ai fait des études littéraires, puisque je n'ai pas peur des nombres !
Toutes les filles qui ont passé avec succès le bac S, parmi mes connaissances, ont du travail aujourd'hui.
Le bac ES aussi, même si certaines se retrouvent vendeuses à bac+5. Les plus mal loties, ce sont les littéraires qui ont arrêté au bac : celles-là, elles ne savent rien de ce qui est utile de maîtriser. Ni informatique, ni techniques, ni calcul, ni connaissances scientifiques. Elles n'ont aucune place sur le marché du travail, et elles ont passé des années à apprendre tout ce qui ne leur servira pas, tout ce qui est futile de savoir. Toutes les portes leur sont fermées, car il est trop tard pour les former, ou bien cela coûte trop cher.
Il est évident qu'en attendant, cela coûte cher aux parents de financer des études littéraires qui ne débouchent sur rien !
Si j'avais une réforme à mener, j'encouragerais les sciences plutôt que les lettres, et les littéraires, en priorité, je les encouragerais à se former à un métier qui n'a rien à voir avec l'art et les langues.
Aujourd'hui, si j'ai appris à apprécier les beaux-arts par mes études, j'apprécie de pouvoir vivre grâce à un métier qui n'est ni futile ni éphémère ou instable... et qui n'a rien à voir avec les belles lettres ou l'art visuel !
Marie